Dima ABDALLAH – Samedi 19 mars 2022

Rencontre avec Dima ABDALLAH pour son roman “Bleu nuit”
publié en janvier 2022 chez SABINE WEWPIESER EDITEU

Samedi 19 mars 2022 à partir de 19h30

Entretien avec Anna-Livia MARCHAISON

MEMOIRE, ERRANCE, FOLIE, jusqu’où peut-on aller pour oublier celui qu’on a été ? Peut-on seulement renaître en un autre soi ? Ces questions subtilement posées par Dima Abdallah hante l’homme blessé qu’est le narrateur au cours de ses déambulations dans les rues de Ménilmontant et les allées du Père Lachaise.

« Cet homme, dont le lecteur ne connaîtra jamais le nom, narrateur de l’oubli par excellence, vit depuis des années dans l’espace clos de son appartement. Menacé par des crises d’angoisse, journaliste en télétravail qui n’a jamais visité les expositions sur lesquelles il écrit, il finit par se précipiter au dehors et vivre dans la rue pour échapper aux souvenirs qui l’assaillent. (…)
L’une des puissances narratives du roman repose sur cette appréhension progressive de la mémoire : une première strate du souvenir renvoie par écho à une seconde, et, de bleu en bleu, le lecteur pénètre de façon graduelle dans l’opacité d’un passé enfoui. (…)
Bleu nuit c’est aussi le roman d’un homme qui, au contact du monde, recrée sa propre mémoire. D’une mémoire sensorielle pleinement ressuscitée, celle-ci se découvre aussi, pleinement poétique »Anna-Livia Marchaison

• Née au Liban en 1977, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Archéologue de formation, elle est la fille du poète Mohammed Abdallah et de la romancière Hoda Barakat dont les livres traduits de l’arabe sont édités par Actes Sud.
Dima Abdallah publie en 2020 chez Sabine Wespieser, “Mauvaises Herbes”, un premier roman très remarqué, récit bouleversant d’une enfance pendant la guerre civile libanaise et magnifique histoire d’amour entre une petite fille et son père. “Bleu nuit”, son second roman d’une beauté bouleversante confirme l’intensité et la singularité de son talent et la puissance de son écriture poétique.« Je suis le funambule sur le fil tendu au-dessus des abysses de la mémoire. Il ne faut pas que je tombe. »

• Anna-Livia MARCHAISON est attachée de production à Radio France. Elle écrit pour la revue littéraire en ligne En attendant Nadeau. A lire absolument son très bel article sur “Bleu nuit, Archéologie de l’oubli”, dans le n° 146 de En attendant Nadeau
https://www.en-attendant-nadeau.fr/

SABINE  WESPIESER EDITEUR
On a toujours 20 ans !

Cette soirée sera aussi l’occasion d’évoquer les 20 ans du très riche catalogue des éditions Sabine Wespieser.

Les livres, de très beaux objets à la couverture crème raffinée, sont reconnaissables entre tous

Maison d’édition littéraire et indépendante, Sabine Wespieser publie depuis 2002 des écrivains de langue française – de Belgique, du Canada, de France, d’Haïti, du Liban ou d’ailleurs – et des écrivains traduits en français au rythme de dix titres par an dans le souci de « publier mieux en publiant peu »

Nombre d’entre eux/elles sont venu.e.s au fil des ans vous présenter leurs livres aux Oiseaux rares : Diane Meur, Tiffany Tavernier, Marion Richez, Michèle Lesbre, Louis-Philippe Dalembert, Leonor de Recondo, Yannik Lahens, Jan Carson et samediprochain Dima Abdalla.

C’est dire s’il y a affinités entre les oiseaux et la licorne

Lisez toutes affaires cessantes les deux dernières parutions de la maison d’édition : “Le dernier mouvement” de l’autrichien Robert Seethaler sur le compositeur Gustav Malher habité par la nécessité vitale de créer et “Personne ne nous verra” de l’écrivain irlandais Conor O’Callaghan autour de la relation complexe entre un père un peu perdu et sa fille rebelle

Et puisque que Sabine Wespieser offre aux Oiseaux rares l’occasion de mettre en avant un auteur de son catalogue, je vous propose de (re)découvrir l’œuvre de l’immense écrivaine irlandaise Nuala O’Faolain, publiée dès la création de la maison d’édition en 2002

Trop tôt disparue, son œuvre tient en cinq livres audacieux, vivifiants et pétris d’humour, rédigés sur dix ans. C’est tout et c’est immense.
Les deux premiers sont des récits autobiographiques ; les trois autres des fictions, des histoires de femmes qui décident de mener envers et contre tout, une existence libre et indépendante

Nuala O’Faolain m’a ouvert la porte de cette maison d’édition magnifique il y a 20 ans déjà. Elle ne s’est jamais refermée ! Merci