Rencontre avec Benoist Rey – Samedi 15 septembre 2018

septembre 2018

mieuxvaut2Rencontre mémorable, le samedi 15 septembre à partir de 19h 30 avec Benoist Rey, anarcho-gastronome pour son livre de recettes de cuisine et de vie Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir, éditions Libertaires.

Pour inaugurer cette rentrée, nous vous proposons une stimulante rencontre avec l’écrivain et aubergiste Benoist Rey, un bel Oiseau rare qui vient de fêter ses 80 ans et qui semble avoir eu mille vies qu’il  raconte dans « Les trous de mémoire », deux volumes parus aux Éditions libertaires. Il y brosse un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France et c’est peu dire qu’il comble certains trous de la mémoire collective…

Son engagement débute au moment de la guerre d’Algérie avec la publication en 1961 aux éditions de Minuit  du livre  » Les égorgeurs  » qui sera saisi quelques jours après sa sortie. Puis se construit  au fil de rencontres et de solides amitiés avec Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault…, mai 1968, Olievenstein et puis Topor, Michel Laude, Higelin et bien d’autres encore …

Il s’installe à Montfa en Ariège et ouvre en 1975 la fameuse Auberge des Traouques . Au menu, œuf cocotte, charcuterie, salade, viande ou poisson, fromages, dessert maison et vin à volonté pour 15 francs ! La ferme deviendra rapidement un lieu culturel important et accueillera également pendant 15 ans les toxicomanes du centre Marmottan créé en 1971 par Claude Olievenstein. L’Auberge fermera ses portes dans les années 2000 mais reste «  Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir », le singulier manuel de cuisine qu’il nous a concocté  qui donne faim et soif… de vivre !

En ces temps incertains, pour ne plus broyer du noir, venez donc rencontrer Benoist Rey et boire un verre de rouge (ou plus !) aux Oiseaux rares  !

Rencontre animé par Benoist Rey lui-même.

Bréviaire gourmand, « Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir » est avant tout un hymne à la liberté, à l’amitié, aux fourneaux, à table et au vin…

« Dès la couverture signée par feu Siné, on plonge dans le court-bouillon libertaire puisqu’on y voit un gâte-sauce débraillé en train de touiller une marmite où se trouvent un militaire et un curé. Après avoir passé à la casserole le sabre et le goupillon, on souscrit des deux louches au postulat de Benoist Rey : « Un bon libertaire a trois positions dans la vie. Une position debout pour se battre, manifester, aller de l’avant. Une position couchée pour que le corps exulte. Une position assise, pour la tortorre, la jaffe, la bouffe, la ripaille, le casse-croûte » !

« La cuisine de Benoist Rey, qui vient de fêter ses 80 ans, est un pavé joyeux et gourmand dans la marre du despostime des modes culinaires. C’est un manifeste en faveur du simple, du bon, du généreux. Sa table est indémodable car universelle comme la commensalité, chaque plat étant une histoire d’amitié et un mijotage d’anecdotes. » Jacky Durand -France Culture

Benoist Rey est né en 1938 à Paris. Il a appris la typographie avant de plonger dans la guerre d’Algérie où il fut infirmier dans un commando de chasse. A son retour, il écrit l’horreur de la guerre dans « Les égorgeurs », publié une première fois aux Éditions de Minuit, et qui fut saisi dès sa sortie, en avril 1961. Benoist Rey a également raconté sa vie dans « Les trous de mémoire » Tous ses livres sont publiés aux éditions Libertaires.