Rencontre avec Karim Kattam & Kaoutar Harchi – Samedi 3 février 2018

janvier 2018

Bonjour,

28 janvier… il est encore temps de sous souhaiter une belle, très belle année tissée de nos espoirs à tous…

Convalescente, je suis absente de la librairie pour quelques semaines encore et, comme vous avez pu le constater, deux bonnes fées – Delphine Gorrègues & Leslie Vega – Ont pris le relais avec passion !

Il est temps aussi, grand temps, de vous annoncer notre prochaine rencontre.

À l’occasion de notre partenariat de plusieurs années maintenant avec Elyzad, maison d’édition de textes francophones établie à Tunis, nous recevons le jeune écrivain franco-palestinien Karim Kattam dont la voix talentueuse annonce une nouvelle génération d’auteurs palestiniens. Il a lui-même choisi de dialoguer avec la sociologue et écrivaine Kaoutar Harchi.

preleminairespourRencontre le samedi 3 février 2018 à  partir de 19h 30 avec Karim Kattam pour son recueil de nouvelles Préliminaires pour un verger futur chez Elyzad & Kaoutar Harchi pour son essai Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne aux éditions Pauvert, 2015.

La rencontre sera animée par Marion Richez.

Karim Kattam publie chez Elyzad un premier livre à l’écriture ciselée, Préléminaires pour un verger futur. La Palestine est le fil conducteur des trois nouvelles qui le composent, empreintes de douleur et de sensualité. Les trois histoires d’amour relatées dans ce texte ont pour point commun un double déracinement, puisque les amants palestiniens y vivent un double exil : loin de leur terre natale, et loin de leur langue maternelle. La douloureuse histoire du Moyen-Orient ne nous parvient dans ce texte qu’en écho apparemment neutralisé par la distance géographique et les murs des alcôves ; mais le drame palestinien se fait d’autant plus redoutable qu’il s’est en fait creusé dans l’intimité des chairs et des mémoires, et laisse ses marques dans la difficulté des gestes amoureux.

Ce n’est sans doute pas un hasard si l’auteur  choisi d’écrire directement en langue française, ni s’il a désiré, pour cette rencontre croisée, dialoguer avec l’écrivaine et sociologue Kaoutar Harchi, dont la thèse a été publiée en 2016 chez Pauvert : Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve. L’auteure nous offre une recherche passionnante autour de la difficulté que vécurent et vivent encore les écrivains algériens, pris en étau entre deux territoires, deux langues, deux politiques antagonistes, chacun des deux pays les sommant de choisir un camp, sous peine de trahison – ou d’ingratitude.

• Né à Jérusalem en 1989, Karim Kattam vit entre Paris et Bethléem. Il est doctorant en littérature comparée à l’université Paris-X. Il a par ailleurs fondé l’association El-Attal, une résidence d’artistes et d’écrivains à Jerico, en Palestine. Préliminaires pour un verger futur est sa première publication.

Kaoutar Harchi, née en 1987, est écrivaine et docteure en sociologie, chercheure associée au Cerlis (Laboratoire Paris Descartes- CNRS). Elle a enseigné à l’université Sorbonne-Nouvelle, de Poitiers ainsi qu’à Sciences-Po. Elle est l’auteure de trois romans : Zone cinglée (2009) chez Sabacane, L’Ampleur du saccage (2011) et À l’Origine notre père obscur (2014) chez Actes Sud.

Marion Richez est agrégée et docteure en philosophie. Son premier roman, L’Odeur du Minotaure (2014) est publié chez Sabine Wespieser.