Rencontre avec Kaoutar Harchi & Kenza Sefrioui

mars 2017

livreepreuve unelangueRencontre le mardi 28 mars 2017 à partir de 19h30 avec Kaoutar Harchi & Kenza Sefrioui sur le thème : le Maroc autrement, littérature & débat d’idées.

À l’occasion du Salon du livre de paris où le Maroc est invité d’honneur, les maisons d’édition marocaines En toutes lettres (Casablanca) et les Éditions de la Librairie des Colonnes (Tanger) et des librairies franciliennes proposent une programmation indépendante.

Du 18 au 30 mars, 14 rencontres avec une vingtaine d’écrivains, essayistes, artistes et éditeurs auront lieu dans 6 librairies ainsi que plusieurs grandes écoles, universités et centres de recherche.
Cette programmation vise à rapprocher ces auteurs des lecteurs franciliens, à faire connaître leurs engagements et la pensée contemporaine produite à partir du Maroc, ainsi qu’à ouvrir le débat et croiser les regards sur des thématiques qui sont communes à nos deux sociétés.

Des hommages seront rendus à de grands écrivains disparus, comme Mohammed Kahair-Eddine et Ahmed Bouanani. Il sera question de traduction et de modernité littéraire. On discutera de questions de société, comme l’égalité entre hommes et femmes, les circuits culturels, le rôle de la société civile, les radicalisations (religieuses, politiques, sociales etc.).

Une soirée festive aura lieu le dimanche 26 mars 2017 au New Morning !

Les rendez-vous à la librairie

Samedi 18 mars 2017 à 19h30
Lancement de la manifestation Le Maroc Autrement par Kenza Sefrioui, écrivain, éditrice et journaliste.
Lecture en hommage au grand écrivain marocain Mohamed Khair-Eddine dont les livres sont publiés au Maroc par les éditions Tarik et en France par les éditions Gallimard, le Seuil et William Blake et C°. Né à Tafraout dans les paysages et la langue du sud marocain, Mohammed Kahair-Eddine est mort à Casablanca en 1995. « L’enfant terrible » de la littérature marocaine francophone laisse derrière lui des textes de révolte et d’amertume, des témoignages déchirants et déchirés entre la douleur de l’exil et l’amour du pays, des pages subversives où le mot devient cri, où le langage devient lutte, où le poète se transforme en éclaireur révolté, en marginal engagé, prenant tous les risques et brisant toutes les conventions. »

Mardi 28 mars 2017 à 19h30
Dialogue entre Kaoutar Harchi et Kenza Sefrioui sur le livre et les circuits de production, de diffusion et de validation des idées, à l’occasion de la sortie de leurs livres, Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne de Kaoutar Harchi (Fayard) et Le livre à l’épreuve, les failles de la chaîne au Maroc de Kenza Sefrioui (En toutes lettres, collection Enquêtes).

Kaoutar Harchi, sociologue, retrace le parcours de cinq écrivains algériens de langue française des soixante dernières années (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), et dévoile l’ethnocentrisme de l’institution littéraire française.

Kenza Sefrioui, quant à elle, tire la sonnette d’alarme sur la situation du livre au Maroc. A travers des enquêtes, des portraits d’auteurs, des reportages dans les bibliothèques et les librairies, elle démontre que le livre est inaccessible à des pans immenses de la population et que les chances données aux Marocains d’accéder à la lecture sont faibles…