Paol Keineg, poète – vendredi 19 mars 2010

mars 2010

keinegRencontre avec le poète Paol Keineg, le vendredi 19 mars à 19 heures

pour une lecture d’extraits de son œuvre intitulée « LE PAYS VACANT » par Hélène Lausseur et Eric Herson-Macarel, accompagnés au violoncelle par Lucienne Schneider.

Après trente années passées à enseigner la littérature aux Etats-Unis, Paol Keineg nous revient ! Depuis 1967, année de parution de sa première grande œuvre, « Le poème du pays qui a faim », salué aussi bien par Georges Perros que par Eugène Guillevic et Louis Aragon, il n’a cessé de se consacrer à la poésie.
A l’image de sa biographie accidentée et marquée par l’exil – et avant tout celui de la langue : pour un enfant élevé en anglais, en français et en breton, « toute langue est toujours étrangère » -, il nous offre une œuvre qui de prime abord déconcerte par sa richesse, sa diversité, sa polyphonie – comme s’il fallait sans cesse s’échapper, s’insurger, sans pour autant faire de cette insurrection une idole, ni de cette intranquillité une nouvelle demeure.
Dans la forêt de cette œuvre, nous avons choisi quelques fragments qui résonnaient pour nous de telle sorte qu’il nous fallait à tout prix les faire entendre.
Ce montage ne prétend donc pas être une « anthologie » fournissant une vue surplombante de l’œuvre de Paol Keineg, ni un catalogue raisonné des avatars de sa langue et de ses recherches, mais, plus modestement, une présentation au public des « pièces à conviction » de notre profond ébranlement – dans un simple désir de partage.
Hélène Lausseur et Eric Herson-Macarel

« A chaque effondrement des preuves le poète répond par une salve d’avenir » (René Char)

« Si j’étais moi, je vivrais heureux dans l’horrible bleu,
toute littérature absente »

« Je ne prétends pas à l’intransigeante eau verte de l’œil qui voit,
je ne prétends pas à la brûlure d’immensités clandestines,
je prétends à la présence de diamant
du possible »
(Paol Keineg, « Chroniques et croquis des villages verrouillés »)

Rencontre organisée
dans le cadre du
Printemps des Poètes